Quelques lignes sur moi :

Écrire on sait (presque) tous le faire, je ne l’ai pas inventé. J’écris parce que j’aime ça et que cela me procure du plaisir personnel avant tout. Tu ne me connais pas encore et je te rassure cela ne risque pas de changer car je ne recherche ni la notoriété ni l’argent. Je fais ça juste pour le plaisir. C’est une de mes passions. Ecrire par passion c’est panser par la pensée ; les maux par les mots. L’encre coule et les lignes défilent au rythme des battements du cœur tout simplement. Moi quand le quotidien est violent, je le frappe avec son propre alphabet. Dans la vie j’aime bien rigoler mais pas avec n’importe qui. J’aime m’exprimer du regard, être différent de toi, de lui, me démarquer des autres. Je n’aime pas dire des insultes ou être vulgaire cela ne sert strictement à rien. Je ne comprends pas tellement le raisonnement des personnes sur internet, et encore moins celles des personnes tout court. Avec l’écriture, et malgré le peu de représentation des maisons d’édition pour mon style plutôt décalé, une merguez à la main et des babouches aux pieds, j’aspire à trouver des projets ambitieux pour faire avancer la littérature urbaine, la poésie des rues, l’écriture de la jeunesse, le partage littéraire et satisfaire les amoureux de l’artisanat de notre cher alphabet. Je ne me prends pas la tête avec les filles qui tombent dans le pot de crème hydratante ou le fond de teint dès le matin et encore moins les garçons qui s’épilent les sourcils en forme de virgule Nike, Adidas ou même Le coq sportif.  Je ne suis pas un garçon facile. Mais cela dit je ne suis pas difficile non plus. Je suis poli dans la limite des stocks disponibles. Je n’ai rien à perdre et rien à gagner non plus. Je ne cherche pas à gagner ma vie dans l’écriture, en tout cas ce n’est réellement pas ce qui me fait vivre, et oui j’ai un véritable emploi à contrat à durée indéterminée que le pôle emploi ne m’a pas aidé à trouver. Je me débrouille seul car on n’est jamais mieux servis que par soi-même, non ? Vous l’avez compris je réside en France. Sur la côte d’usure plus exactement. Là où les gens ne respectent personne et se croient au-dessus des autres assez facilement. Je ne suis pas bavard contrairement à ceux que les gens peuvent penser. Je suis même très silencieux, très calme également. J’aime ne pas avoir peur, pas de regret donc j’ose te plaire, ou te détester. J’aime marcher en silence, traîner, errer, avancer sans savoir où aller, juste me laisser guider. Toujours en sachant quand même où je vais. Je montre une certaine méfiance et prudence avant de faire confiance aux autres. Je suis quelqu’un qui tient toujours ses engagements. Je n’ai pas un coup d’avance, mais j’anticipe sans cesse. Qu’elle soit silencieuse ou intérieure ma parole ne devance jamais mes pensées. La parole n’a de valeur que pour celui qui tient ses promesses. Je ne suis pas un comique,  je n’ai pas fait bac plus clown à l’école du cirque. Je parle en français, le français-français et j’évite donc les interpellations orientales à la narell shitan djib la camira toz mouk. Je ne suis ni bilingue ni trilingue, mais je comprends assez bien l’anglais surtout grâce aux musiques que mes sœurs écoutent  : push your hands in the air, face down, hand up. J’ai cinq petites sœurs. Je suis l’aîné. Amateur de petits Suisses et de kebabs galette sauce blanche je ne grossis pourtant presque jamais. Je suis léger comme certaines filles, léger comme une plume. On me surnomme souvent Némo, ou petit poisson clown à plume au vue de mon attachement au petit poisson orange et noir. Fan de babouches et de Djellabas, il n’est pas rare de me voir en ville, au snack kebab, au cinéma, à la plage, devant chez moi, au stade ou chez des amis en babouches pointues. Bien entendu j’ai des goûts de luxe, je me déplace quasiment qu’en babouches intérieur cuir.  Susceptible ? Oui. Rancunier ? Oui. Mais chut c’est un petit secret. J’aime gagner et je déteste les mensonges. D’ailleurs j’arrive facilement à voir quand quelqu’un me ment avec sa façon de s’exprimer et de me parler. Je suis persuadé qu’un mensonge même proche de la vérité reste quand même un mensonge et qu’une défaite même au bord de la victoire reste tout de même une leçon. Mais par contre une claque dans ton nez proche de ta joue reste quand même une claque dans ta gueule. Tu veux me plaire ou me déplaire ? Sois originale alors. Je ne suis ni fou, ni bizarre ou hors du commun, c’est les autres qui compliquent toujours les choses. Je suis partisan de l’autodérision et de l’ironie. Il vaut mieux avoir des babouches rondes que de vivre dans un monde trop pointu. Tu n’as pas compris la phrase d’avant ? Ce n’est pas grave. J’aime écrire. Il est loin le temps où j’avais commencé à écrire des articles sur les skyblogs Skyrock en dépassant les 500 000 visites.  Moi mon mot préféré c’est : Bulldozer. J’aime l’énoncer à voix haute. Mise à part ça j’aime la rime, la poésie, les citations, et j’aime beaucoup lire entre les lignes. Je suis extrêmement observateur, je me soucie des moindres détails. J’aime analyser les gestes, les paroles. Je cerne très vitre les gens. Petit, j’étais réservé. À l’école je ne faisais pas partie des premiers de la classe, je travaillais à mon rythme. Ma réussite dans les études je la dois à ma volonté et ma grande détermination. Bon ne t’émerveille pas non plus j’ai juste un bac +2. Ma principale force est très certainement la capacité à suivre mon chemin d’un pas ferme et décidé. (Comme quoi une babouche pointue n’empêche pas son utilisateur d’avancer). Je suis mentalement déterminé. Je sais très vite ce que je veux ou bien ce que je ne veux pas. Peu importe le temps passé pour voir aboutir mes projets la patience en me voyant arriver a déjà pensé à changer de prénom. L’aboutissement de mon écriture sur internet se résume dans mon premier roman « à chaque pied sa babouche » que je vous laisse découvrir sur mon site directement ici. Mes passe-temps favoris sont l’écriture, la calligraphie et les films ainsi que les séries téléchargées légalement. J’aime penser, m’exprimer, écrire, raturer, souligner, surligner pour enfin cracher mes maux sur papier. Histoire de passer le temps, prête-moi l’alphabet afin de manier une langue qui me permet de communiquer. Montre-moi un mur blanc que je remplisse ce vide de feutre indélébile. Mes mots me suffisent à scier mes barreaux, l’évasion de l’esprit vaut réellement toutes les libertés. Enfermé par la télé, les médias et les journaux, laisse-moi m’envoler au-dessus des gens. Je ne regarde plus la télévision, en espérant être sorti définitivement de votre troupeau. (smiley poing fermé avec le majeur levé). Du coup je m’efforce le plus souvent de porter ma plume à la place de ma main et je ne fais que penser car on n’enlève pas la parole à celui qui se tait. Mes journées sont orchestrées comme une partition de papier musique, tout ce qui sort des lignes : c’est le Mektoub. Je crois au Destin. J’aime la foi, la faim et la fin. Je peux être assez insolent et énervant. Je suis plutôt le genre de gars qui va venir te faire la bise ou te dire je t’aime après que tu m’aies insulté comme un grand courageux. Ne déclarez pas la guerre aux cons, la connerie est devenue une maladie bien trop répandue pour être combattue loyalement. J’ai la tête bien accrochée et les pieds sur terre. J’aime l’air et l’eau sachant que ça vaut plus que l’or et l’argent. Physiquement je ne suis réellement pas impressionnant, et je ne recherche vraiment pas à produire cet effet-là.  Même si ma sensibilité et ma pudeur sont fortes, ce n’est pas ce qui apparaît en premier chez moi. J’ai une telle emprise sur moi-même que j’en arrive à contrôler mes  principales émotions. Je laisse dégager une certaine timidité naturelle pour mieux observer le fonctionnement des inconnus. Je suis la définition même du faux timide. Je ne fais de différence entre le beau et le laid vu qu’ils ont beaucoup de points en commun et que les goûts n’appartiennent qu’à nous-mêmes. En fait je suis normal, j’essaye d’être simple et bon au quotidien sans prétendre être quelqu’un de spécial. Mais au final est-ce normal de ne pas vouloir prouver que l’on est quelqu’un de spécial dans un monde où beaucoup se refusent d’être une personne normale ? Donc voici ma spécialité : je le répète je suis normal. Moi beau gosse ? Non ! Je te rappelle que j’ai une fesse en moins, le nez en bois, une oreille en plastique, un œil de verre, une langue de bœuf, j’ai une jambe plus courte que l’autre, j’ai une tache de café sur la hanche et en plus je ne mange pratiquement jamais de Chekchouka !  La-Tchoutchouka Yaniss c’est juste parce qu’un été au bled dans la wilaya de Bouira en Algérie j’ai découvert amoureusement la Chekchouka Kabyle, tu sais celle avec l’œuf ?! Elle est trop bonne. Je m’y connais assez bien en fille aussi, j’aurai pu être une fille dont le talent est de collectionner les chaussures. J’aime bien improviser, être simple et naturel. Je ne suis pas un dragueur. Je ne veux pas ton adresse mail ou postale, pas ton numéro de sécurité sociale, ni ton numéro carte vitale, numéro de série, numéro d’imei, ni ton numéro de portable, et ni ton numéro d’écrou. J’aime le bon, le mauvais. Et même si le péché est la facilité crois moi j’ai plus de vices que le brico-dépôt de ton quartier. Et cela même depuis qu’il est ouvert le dimanche. Mais je ne suis pas menuisier pour autant pour refaire le monde avec des scies. J’ai tellement travaillé dans les champs lexicaux que je me sens même concerné quand les agriculteurs envahissent les villes avec leurs tracteurs. Si mes mots peuvent blesser c’est que ma plume fait mal, si mes textes piquent c’est que mon écriture est pointue. Je ne suis sûrement pas le plus grand des prédateurs mais je sais être un grand manipulateur. La preuve ta curiosité vient de te faire lire 1786 mots parce que tu avais l’envie de mieux me connaitre. Je mesure un mètre soixante-dix, il y a donc des plus grands que moi et aussi beaucoup de plus petits, mais je préfère être le petit Yaniss de sa petite famille que le grand Yaniss de beaucoup d’inconnus. 26-07-84 mes poumons se remplissent d’air, ça me brûle, ça pique, ma gorge se noue, ça me fait mal, je crie, je pleure, voici mes premiers souffles, je viens de naître, un nouvel être, quelques petites minutes pour naître et une moyenne de 30 000 jours à vivre si Dieu veut m’en laisser l’occasion. Pas le temps de détester sur mon passage, j’aime, j’aimais, et j’aimerai. Conscient de la qualité de vie que l’on dispose pendant que certains vivent sous les bombardements je profite tout simplement de mon passe-temps favori, l’écriture avec une touche d’humour pour m’exprimer et me procurer de la satisfaction personnelle car comme Candide l’a si bien dit : « Comme les richesses de ce monde sont périssables ; il n’y a rien de solide que la vertu et le bonheur. »

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Yaniss la-Tchoutchouka

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